Paris

Hey Paris! Ode à la vie, à la joie et à l’insolence

18 novembre 2015
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Aujourd'hui, point de cityguide, point de portrait de créatif ou d'entrepreneur inspirant, mais une ode à Paris et à la vie.

Malgré le chagrin, malgré le poids de la douleur, nous avons envie de remettre de la joie dans nos coeurs. De rire à gorge déployée. De vibrer. De danser. C'est ce qu'incarnait cette belle jeunesse fauchée. Alors, pour eux, pour prouver à leur famille que la vie continue, et pour dire merde à Daesh, nous allons faire ce que nous faisons de mieux: vivre comme un art. Avec insolence, frivolité, espièglerie, gourmandise, nonchalance, curiosité.

Nous allons filer au Café des Anges siffler des verres en refaisant le monde, en s'engueulant ou en matant les passants. Nous allons remonter le rue de Charonne, en bavant sur les vitrines de ces boutiques qui manient le style avec virtuosité, nous irons bruncher chez Pause Café, malgré la cohue, malgré les émanations de cigarettes qui s'échappent de la terrasse. Nous irons nous tailler une bavette au Bistrot du Peintre, manger un bobun au Petit Cambodge, trinquer à la Belle Équipe. Et rire, rire de toutes nos forces. Même si au début il faudra un peu se forcer. Même si au début nos pensées seront traversées de spasmes.

Nous passerons des heures à feuilleter les bouquins de l'Iris Noir ou du Merle Moqueur, en en repartant avec des piles ondulantes qui feraient rougir la Tour de Pise. Des bouquins pour réfléchir, pour confronter nos idées, nos valeurs. Des bouquins pour nous immiscer dans les univers autres, tenter d'en percer les mystères, et ouvrir nos horizons. Des bouquins pour se questionner, voyager, rêver, se transporter et cultiver nos lumières.

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Nous irons prendre le pouls de la relève musicale à l'International ou à l'Alimentation Générale. Nous irons danser collé-serré le Forró brésilien à la Bellevilloise. Nous défouler au Bataclan, nous enquiller des verres à La Buvette, siffler des ballons au Verre Volé. On se retrouvera au Comptoir Général pour le brunch franco-africain du weekend, pour un apéro vin-saucisson sur les quais, pour des soirées ciné en plein air à la Villette, ou des fallafels rue des Rosiers.

Décidés à nous chatouiller la panse, on trinquera au Champagne en nous enfilant des tartines de foie gras, un poulet yassa, des cornes de gazelle et des macarons Pierre Hermé. Pas parce qu'on fait ça tous les jours, mais parce que notre gourmandise devient notre arme de protestation. Une rébellion. Une ode au plaisir assumé et sans gène.

D'ailleurs on se frenchera à pleine bouche, comme ça, en pleine rue. Parce qu'on le veut. Parce qu'on le peut. Dès les premières lueurs de chaleur, on raccourcira nos jupes, on dénudera nos épaules. Parce qu'on est vivantes et libres. Libres d'être féminines et séduisantes.

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Levons nos verres à la liberté, à toi, Victor, qui fut fauché bien trop jeune, à toi, Houda, dont la grâce nous a maintes fois touchées, et à tous les autres qui ont péri pour le seul pêché d'oser vivre librement.

Levons nos verres à l'amour, pour que le coeur de vos proches puissent retrouver un peu de chaleur.

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2 Comments

  • Reply Salin 26 novembre 2015 at 17 h 54 min

    Merci pour cet ode à la vie parisienne , Paris continuera à être la ville qu’on aime qui bouge, car nous aimons Paris et qu’elle a su à travers les années échapper à la barbarie, elle a de la ressource la petite …..

    • Reply Sarah Meublat 27 novembre 2015 at 22 h 22 min

      « Elle a de la ressource la petite »…exactement mamounette! Merci de continuer à nous faire sourire ^^Je t’aime <3

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